Depuis le 18 juin, l’Amap de la Butte a entamée sa neuvième saison de fonctionnement. Les quelques 90 adhérents qui la composent, la font vivre et l’entretiennent, tout en entretenant leur propre santé, leur esprit et leur militantisme "écolo", ont du pain sur la planche.
L’Amap de la Butte Montmartre a été fondée en 2004 par des habitantes et habitants du dix-huitième arrondissement de Paris, ayant la volonté de rompre avec un circuit "commercial" aberrant sur de nombreux plans. Car si se nourrir est nécessaire, en revanche il faudrait pouvoir choisir la façon dont on a envie de le faire...
À partir de la rencontre avec Vivien Lamouret, jeune maraîcher en phase d’installation dans les Yvelines (à 40 km de Paris), une association de consommateur a pu se constituer, établissant un partenariat équitable et... social. La différence avec le circuit "conventionnel" commencerait donc peut-être là : en tissant des liens de confiance et pourquoi pas... d’amitié entre gens de la ville et gens de la campagne.
Et depuis six années que l’histoire se déroule, des liens effectivement se sont crées, et avec... quelques déboires, comme dans toute aventure, ou plutôt, comme dans toute association. Qu’il est difficile de prendre des décisions à plusieurs ! Or, voilà où réside la difficulté d’une Amap (ou "Association") : se rassembler pour prendre les décisions qui s’imposent, et aussi celles qui ne s’imposent pas. La vie d’un groupe se réalise grâce à chaque membre, ainsi chaque "amapien" a le droit... mais aussi le devoir, de participer de différentes manières à l’organisation collective.
Les règles sont ainsi fixées par un contrat, signé par les deux parties en début de saison, qui résume l’échange effectué entre le maraîcher fournisseur de l’Amap, Vivien, et la centaine d’adhérents franciliens.
Ces clauses sont une base, sur laquelle les pratiques et bons vouloirs ont tout loisir de se construire et s’enrichir.